AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL. suivi de ROI SANS ARPENT

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  AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL suivi de ROI SANS ARPENT (Ç) L'Harmattan, 2002 ISBN: AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL DU MÊME AUTEUR Dernières nouvelles de la nuit. Encre de Jacques de
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AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL suivi de ROI SANS ARPENT (Ç) L'Harmattan, 2002 ISBN: AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL DU MÊME AUTEUR Dernières nouvelles de la nuit. Encre de Jacques de Féline. Édition simple et de luxe. Le Petit Véhicule Péril en l'ocre jaune, suivi de Dernières nouvelles de la nuit. La Bartavelle Entre autres travaux d'artistes: Plier bagage. Livre-valise (47,5 x 74 cm) collectif. Il rassemble 5 bois gravés de Roudneff, d'après des poèmes manuscrits de M. Butor, M. Dunand, J.-P. Gandebeuf, J.-L. Jacquier-Roux et Ménaché. Les mots ne sortent que la nuit. Sérigraphie en couleur de Nathalie Fournier et Laëtitia Givaudan. Maison de la Poésie Rhône-Alpes. Printemps des poètes Roi sans arpent. Livre d'artiste. 13 poèmes manuscrits. 36 collages d'yves Mairot Treize des quatorze poèmes qui composent Roi sans arpent ont été mis en peinture par Yves Mairot. Ils ont fait l'objet d'une exposition (Un peintre, deux poètes. Yves Mairot. Jean-Vincent Verdonnet, Michel Dunand. Talloires 2000). * Des extraits du présent recueil ont été publiés dans de très nombreuses revues: Poésie 1 / Vagabondages, Arpa, Journal des Poètes, Poésie terrestre, Parterre verbal, Le Cri d'os, Rétro- Viseur, Jointure, Lieux d' être, Verso, Résurrection, Remue-Méninges, Traces, Coup de Soleil, Poètes au Raincy, Casse, Comme en Poésie, Bacchanales, Souffles... MICHEL DUNAND AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL suivi de ROI SANS ARPENT L'Harmattan 5-7, rue de l'école-polytechnique Paris FRANCE L'Harmattan Hongrie L' Harmattan Italia Hargita u. 3 Via Bava, Budapest Torino HONGRIE ITALIE «La vie ne saurait être éclairée par les seuls petits plaisirs, enfants naturels de l'habitude et du manque d'imagination. Elle est plutôt le fruit de ces joies intenses, partagées ou intimes, qu'il faut réinventer chaque matin, chez soi ou à l'autre bout du monde, au risque de ne rien comprendre à la tragi-comédie dont nous croyons être les acteurs.» Jean ORIZET «L'indécision de mon caractère cédait la place à une foi éclatante: j'échapperais,. je ne savais à quoi, mais je sentais que le sens de ma vie serait tourné vers le dehors, vers ailleurs, vers la lumière,. pas demain, tout de suite; d'où cette promptitude à saisir l'instant, cette précipitation d'homme pressé qui m'ont accompagné si longtemps,. échapper aux hommes, échapper au Temps,. je sentais en moi une puissance animale dont la mort seule aurait raison.» Paul MORAND «Je me suis cherché partout.» Henri MATISSE La jointure Que cherche Michel Dunand dans ses voyages? Et dans l'écriture? L'un des deux n'est-il pas de trop? Et n'y a-t-il pas un risque à prendre le voyage pour prétexte à écrire et l'écriture pour une fabrique de cartes postales? Le mérite de ce petit livre léger et intense - dont l'intensité vient de la légèreté même - est que l'un et l'autre (voyage et écriture) ne s'y perdent pas mais s'y trouvent. Parce qu'ils finissent par se confondre en un seul geste. Celui de casser les habitudes, celle de la perception, celles de la pensée, pour être là, dans la nudité de la première fois: «Je me retrouve - écrit Michel Dunand - aussi nu que le désert. Un goût de mirage au fond de la bouche.» En quoi il est poète, lui qui, dans l'espace de méditation du poème, sait être, selon la belle formule de Wallace Stevens, «la transparence du lieu où il se trouve.» On comprendra donc pourquoi, à part les soustitres parfois laconiques qui les accompagnent, la couleur locale est totalement absente de ces pages. Ce qu'on y trouve, c'est un regard et une voix - un regard dans une voix, ou l'inverse. Et c'est cette voix, tour à tour émue, enjouée, méditative, ironique, douloureuse, émerveillée en sa précision discrète, qui court à travers ces fragments, leur donne leur résonance, leur profondeur. En effet, qu'il s'agisse de Il villes (Rome, Nice, Istanbul, Antibes, Le Caire, Rochefort, Venise, Jérusalem...) de pays (Tunisie, Yémen, France, Togo, Espagne, Égypte, Bénin...) de certaines œuvres et artistes qui se confondent avec eux (Greco, Van Gogh, Cavafy, Picasso, Chagall, Henry Miller, de Staël...) ou de quelques lieux anonymes dans leur simplicité intemporelle (telle place, tel patio, tel jardin...), c'est toujours cette voix qui les réunit, leur donne cette qualité incomparable: celle d'un seul espace mental dans un seul espace d'écriture. Oui, le voyage auquel nous convie Michel Dunand est tout aussi bien un voyage d'intériorité. Mais d'une intériorité qui ne se manifeste que dans son contraire apparent: dans cette extériorité du monde où le moi vient se perdre pour que, dans le vide qu'il laisse, puisse naître, à la jointure des deux, la voix et son altérité. Alors, il n'y a plus ni dedans ni dehors, mais une seule intensité où nous sommes là, toutes attaches, tous liens dénoués (fils, ficelles, cailloux du Petit Poucet...) - ici et maintenant: Laisser les sens entre eux. TâcJler de ne pas intervenir; ou le moins possible, en dehors du fait de jeter tout ce qui s'apparente à du fil, à la laine, à de la ficelle ou à des petits cailloux. S'abandonner à l'espace. Au temps qu'il est merveilleux de dépenser sans compter. 12 Jacques ANCET I» La pierre, ici, joue les fakirs. Un ciel doré pour partenaire. Pise; ou la vie que je retrouve. * Ailleurs, toujours, est au soleil. Entre Annecy et le Harar. Pise, place des Miracles. 15 à Jean- Vincent et Mijo Verdonnet Un vieux château, moitié berger, moitié vautour. Le ciel moutonne et sur la terre, autre troupeau, dans son enclos, le bourg s'étage. Un vrai tableau! * Nous n'en sortons que pour ouvnr le livre-église à deux battants. Place à François dans la peinture. Assise 16 Je ne connais pas de meilleur endroit pour voir, immanquablement, brûler à feu doux la ville, à la tombée du jour, avant de disparaître avec elle aussi, la nuit venue, que ces jardins, peuplés de statues, ces allées. La terrasse où je vagabonde avec ce poème. Le Pincio. Rome. 17 à Cécile On croit faire un voyage. On en fait un autre. Un désir tout à fait commun peut cacher un très vieux rêve, enfoui depuis la nuit de temps anciens, dans l'un des nombreux tiroirs encombrés de la mémoire, au milieu des stylos, des feuillets, des carnets de tout genre. Il Y a Venise. Et Venise. 18 Propos d'un revenant - La ville est un terrain de chasse assez extraordinaire, et l'on peut en dire autant de la lagune. On y trouve à peu près tous les mots du dictionnaire. En conversant avec une ombre immense. Harry's Bar, Venise. 19 Insécurité, chômage, exil. Un mur m'a parlé de son village. Orgosolo. Sardaigne. 20 Nager, c'est bien connu, n'a pas de prix; surtout lorsque la mer et les bateaux, tous les rochers, l'azur et le soleil, tout, vraiment tout, jusqu'au plus petit électron, tout est signé de bas en haut: Dali. Port-Lligat. Cadaquès. 21 Leçons sur l'art: on a le choix. Que de musées, de monuments! Voir, par exemple, avec Miro. Pour ce qui est de l'art de vivre, il se savoure au fil des rues, tout près de vous, marchands d'oiseaux, bouffons, chanteurs ou trompettistes. Et de tous ceux, maîtres de joie sans prix d'honneur, dont le soleil, à Barcelone, est l'atelier. Barcelone 22
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