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Avant le sommet pour l emploi ChezSeaFrance,lesoutienduchefdel Etatau projetdecoopérativeestreçuavecprudence e chef de l Etat prescrit à la SNCF une«indemnisation supralégale» pour les employés licenciés Reportage Calais Envoyéspécial C ontentsmaisméfiants»,c est ainsi que se décrivaient les syndicalistes, lundi 2janvier ausoir,ruedemadrid,àcalais,au siège de la CFDT, syndicat largement majoritaire chez les salariés delacompagniedeferriesseafrance, enliquidationjudiciairedepuis le16novembre. ematinmême, la ministre de l écologie et des transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, avaiteneffetannoncéquelegouvernementallaitfinalementsoutenirleprojet,portéparlacfdt,de transformer la compagnie transmanche,filialedelasncf,encoopérativeouvrière. acréation d unesociétécoopérative ouvrière de production (SCOP),quinécessitede40à50millionsd euros,estdésormaislaseule possibilitéderelancerl activité.sea- France compte 880personnes en contratàduréeindéterminéedans lecalaisis,oùelleinduitplusdemille autres emplois. M me Kosciusko- Morizet propose d utiliser les indemnités que percevraient les salariés,encasdecessationd activité, pour financer la SCOP. Celles-ci pourraient être«majorées par des indemnités extralégales», a ajouté la ministre, ce que confirme un courrierdenicolassarkozy, publié lundi soir par l Elysée, et adressé à SeaFrance.«J aidemandéàlasncf de mettre en place une indemnisation supralégale exceptionnelle en faveurdessalariéslicenciés, afinde leurpermettred apportercesfonds àlascop»,écritlechefdel Etat. Pour le délégué CFDT Olivier Thomas, il s agit là, d abord, d un désaveudethierrymariani,ministre chargé des transports sous la tutelle de M me Kosciusko-Morizet: «AencroireM.Marianilorsdenotre réunionàparis,vendredi30décembre, rappelle-t-il, nous étions des extrémistes,desfanatiques!» «Cadeau de Noël» Chef cuisinier du ferry Rodin, M.Thomaslivresoninterprétation de ce changement de cap. «Entretemps,ilyaeulesvœuxdeSarkozy, dit-il.ilfautcroirequemariani,c est déjà l année dernière! à, nous avons un cadeau de Noël après l heure.j étaisscotchésurmoncanapé,cemidi,etj aimêmeverséune larme.» Tous ne partagent pas cet enthousiasme. undi, Didier Cappelle, secrétaire généralde lacfdt maritime Nord, s est dit«à moitié satisfait», constatant que«le plan delaministrenecollepasvraiment àcequelacfdtavaitproposé». De retour de Paris, le secrétaire du a«tva sociale», recette fiscale qui fait débat Transférerunepartieducoûtdutravailsurla consommation améliore-t-il la compétitivité? S i la «TVA sociale» est débattue depuis plusieurs années, ce qu elle représente reste encore confus dans de nombreux esprits. idée de base est pourtant assezsimple:ils agitd untransfert d un certain nombre de cotisations, actuellement payées par les salariés et les employeurs, vers la consommation. Concrètement, on augmenteraitletauxdelataxesurlavaleur ajoutée (TVA), qu on paye lors de tout achat de bien ou de service, d un nombre de points suffisant pour financer, par exemple, la branche maladie ou famille de la Sécurité sociale. En échange, les employeurs n auraient plus à réglercescotisations. effet attendu est double: d unepart,unehaussedecompétitivitédupays,puisquelecoûtdu travail diminue; d autre part, un soutien à la production nationale faceauxproduitsimportés. Sil on metenplaceune«tvasociale»,ce sonttouslesproduitsvendusdans lepaysquifinancentlaprotection sociale, y compris les produits importésdepaysàtrèsbascoûtde main-d œuvre. D où la dimension «antidélocalisation» évoquée par l UMPdanssespropositions. Supportantmoinsdecharges,la production nationale devient en principe plus compétitive face à la concurrence de produits venus de pays émergents par exemple. Par ailleurs, les produits français vendusàl exportnesontpassoumisà la TVA en France. Ils bénéficient donc d un avantage comparatif, puisque leur coût de production est moindre (pas de charges pour financerlaprotectionsociale). Réunion, lundi, auministèredestransportsàparis, surl avenirdelacompagniedeferries. J. DEMARTHON/AFP a question essentielle est celle de l ampleur du transfert. Si NicolasSarkozyenfaituneproposition, ildevraainsipréciserquellescotisationsil désirebasculervers latva. e transfert des 5,4% de charges patronales actuellement dédiées à la branche famille, sur lequel s accordent les partisans de la TVA sociale, représente plus de 30milliardsd eurosparan.pourcompenser, il faudrait au minimum augmenterde19,6%à23%latva.basculer d autres charges ferait de la France un des pays d Europe au tauxdetvaleplusélevé. effet sur l emploi discuté Par ailleurs, la question de l impactsurlepouvoird achatdesfrançais reste ouverte. Selon ses partisans,lemaintiendetauxréduitsde TVApourlesproduitsessentiels et les baisses du coût du travail permettraientdecontenirunehausse desprix. Pourlimitercettehausse, certains à l UMP militent pour un transfert plus éclaté des charges sociales:lacsg,quipèseaussisur lesrevenusducapital,pourraitêtre relevée, une contribution écologique pourrait être instaurée. Ce panachage rendrait le transfert de cotisationsplusindolore. Enfin, l effet sur les créations d emplois est discuté: des économistesaffirment qu ilseraitfaible, les revendications salariales risquant de croître en cas de hausse des prix et d annuler les gains de compétitivité. D autres rappellent que l emploi peu qualifié, au niveaudusmic,estdéjàbienexonérédecotisationspatronales.p Jean-BaptisteChastand etsamuelaurent comité d entreprise de SeaFrance, EricVercoutre(CFDT),barbuàlastaturedeViking,avanceluiaussiune analysemi-figuemi-raisin.«jesuis content, mais très méfiant devant ce que je nomme une usine à gaz, affirme-t-il. Ils nous demandent de louerlesnaviresàlasncf?maisces ferries nous appartiennent, depuis le temps! es solutions sont beaucoup plus simples. Ces bateaux, qu ils étaient prêts à vendre 5millionsd eurosà un repreneur, il faut nouslesconfier.etnousdonneraussi les 53millions d euros qu ils prévoyaientenprimesdelicenciement. Nousnedemandonsqu uneavance detrésorerie de30millions, et nous feronsnospreuves.» arégionetlesmairiesdecalais, Boulogne, Gravelines et Dunkerquesemblent prêtesà offrir12millions d euros. «e président de la région, Daniel Percheron [PS], dit que cela peut monter à 25millions d eurossil Etatdonnelamêmesomme», croit savoir M.Vercoutre. Par Simplifierlechômage partiel,unenjeudusommet Syndicats et patronat doivent négocier avec l Etat le 18janvier des mesures pour l emploi P armi les mesures conjoncturelles à court terme qui devraient être abordées lors dusommetpourl emploi,le18janvier, la simplification du chômage partiel est assez consensuelle. e dispositifesttropcomplexeàutiliser,cequiestunobstaclepourles petites et moyennes entreprises (PME). echômagepartiel estainsi resté bien moins utilisé en France qu en Allemagne ou en Italie lors delacrisede Avec la nouvelle crise qui s annonce, Etat et partenaires sociaux veulentfaireensortequ ilsoitplus facile pour les employeurs d y recourir, pour réduire l activité et doncéviterdeslicenciements. Restequelesmodalitésdecettesimplification sont, elles, encore loin d être consensuelles. Syndicats et patronat doivent se retrouver le 6 et le 13janvier pour tenter d accorderleursviolonsavantdenégocier avecl Etat. a CGT et la CFDT aimeraient bienarriveravecunepositioncommune. es deuxsyndicats prônent ainsilafusiondudispositiffinancé parl Etatetdeceluifinancéparl Unedic. e premier prévoit une aide publiquede3,84eurosparheurede chômage partiel dans les entreprises de moins de 250salariés, 3,33euros dans les autres. employeurdoitcompléterpourgarantir au salarié 60% de son salaire brut. esecondprévoitunfinancement de l Unedic, qui vient s ajouter à celui de l Etat, et permet de garantir 75% du salaire brut aux salariés concernés. Ce dernier dispositifrestetrèspeuutilisé. emedefnesemontrepastrop pressé de parvenir à cette fusion, ailleurs,selonlui,lapropositionrisquedediviserlespersonnels.car,si celanemarchepas, ilsseretrouverontsansrien «Jevoismalchacun donnerses50000ou60000euros d indemnitésàunescop,ditm.vercoutre. Bon, il y a du positif, par exemple le fait que M.Sarkozy prend les choses en main. Mais le montagemelaisseperplexe.» undisoir, non loin dela ruede Madrid, sous un ciel étoilé, les ferries des compagnies concurrentes continuaient à embarquer des véhicules,alorsquel onannonçait une forte tempête pour le lendemain. es militants CFDT de Sea- France confectionnaient, eux, 1500sandwichs destinés à être chargés dans les dix autobus qui allaientemmener500personnesà Paris.«Onenaprévuaussipourles CRS», plaisantait-on. etribunaldecommerce devait statuer,mardi,surl offredereprise delascop. p GeoffroyDeffrennes qui pourrait impliquer une plus grandeparticipationfinancièredes employeurs, etsoutientpourl instantjustelapropositiontimidedu gouvernement de réduire le délai de réponse pour obtenir l agrémentdel inspectiondutravail. eministredutravailetdel emploi,xavierbertrand,affirmetoutefois qu il est prêt à soutenir une fusion si les partenaires sociaux s accordentsurlesujet. FOest tout aussi attentiste: «C est à l Etat de fairelepremier pasenmettantde l argent sur la table», défend le secrétaireconfédéralstéphaneardy, enrappelantquel Allemagnea investi 6milliards d euros pour financerlechômagepartiellorsde la précédente crise, contre seulement600millionsenfrance. Temps de travail Mais un sujet plus polémique, quoiquepluslointain, devraitêtre abordéle18janvier:lamiseenplace d accords d entreprise sur le tempsdetravailoulessalaires,qui s imposeraient à tous les salariés, sans nécessité de signer des avenants à chaque contrat de travail. Défendus par M.Bertrand, ceux-ci permettraient aux employeurs de mieux s adapter à la conjoncture, toutengarantissantdesemplois. emodèleesttoujoursl Allemagne, oùtempsdetravailetsalaires peuventêtrenégociésparlespartenairessociauxauseindesentreprises.essyndicatsfrançaisrefusent d abordercesujetlorsdusommet. Ilsconsidèrentqu ilrelèvederéformes structurelles qui n ont aucune chance d aboutir avant l électionprésidentielledemai.p J.-B.C. C était la mesure phare de sa grande réforme de la fiscalité, lepiliercentraldu«pacte redistributif» qu il avait annoncé, dès2008,àl oréedesalonguemarcheverslacandidaturesocialiste.a moins de quatre mois du premier tour de la présidentielle, François Hollandeauraitrenoncéàlafusion de l impôt sur le revenu et de la CSG,quifiguraitdansleprojetdu PS. Selon es Echos du 3janvier, il préférerait un «rapprochement», qu ilavaitévoquéendécembre. Manuel Valls, responsable de la communicationducandidatsocialiste, nie en bloc.«c était l une des propositionsfortesdefrançoishollande.ilrestesurl idéedelafusion,il aural occasiond yrevenir», assure ledéputédel Essonne.MaisMichel Sapin,chargédelarédactionduprogramme de M.Hollande, ouvre la porte à un tel glissement, expliquant que «ce n est absolument pas un renoncement, mais, au contraire, une clarification». e député de l Indre fait valoir que «des formules alambiquées», figurantdansleprojetsocialiste,«montraient qu il y avait encore des chosesàarrêter».amesure,àl époque de la confection du projet socialiste, avaitfait l objet d undébatplus techniquequepolitique. «afusionpasseparl individualisation de l impôt, ce qui laisserait planer un doute sur le quotient conjugal, c est-à-dire l imposition commune de deux membres d un couple, justifie M.Sapin. Cela donneraitpriseauxattaquesdeladroite,quinoussoupçonnedevouloirle remettreenquestion.or,là,onest très clairs: on maintient ce quotient.» Cette évolution sur un Espagnol P a r í s politique M. Hollande renoncerait àlafusiondelacsg etdel impôtsurlerevenu Manuel Valls nie tout changement, Michel Sapin parle de«clarification» du projet du PS «point central du projet» semble avoirprisdecourtunmembredela directiondups.ils interroge:«estceunefaçondepréparerlesesprits aufaitquetoutn estpaspossible? Est-ce qu ilesten trainde présenter leprojetparpetitestouchesimpressionnistes?» Une droite à l affût De fait, l équipe de M.Hollande multiplieleseffortspourallégerla pressionquantaudétaildespropositionsducandidatsocialisteetàla date précise de leur présentation. Faceàune droiteàl affût,prêteà fondre en meute sur le moindre point de détail ou de chiffrage, le staff du candidat redoute que «le détail d une mesure vienne focaliser l attention au détriment de l orientation générale», selon un proche du candidat, qui préconise quecedernierconservedesmunitionspourlasuitedesopérations. C est la raison pour laquelle M.Hollandenedevraitdonnerque lesgrandeslignesdesonprojetlors de son meeting du Bourget(Seine- Saint-Denis), le 22janvier. D ici au premier tour de l élection le 22avril,lecandidataplutôtl intention de «scander» sa campagne, avec ses mesures et ses propositions, tout en prévenant qu il ne fauts attendreàaucunesurprise. «IlesthorsdequestionqueFrançoisHollandeentredanscegenrede détail,précisem.sapin.cen estpas cela,unprojetprésidentiel.»pourla date précise de publication de ces «détails», il faudra attendre, selon M.Sapin,leprochain «projetdela loidefinances»!p DavidRevaultd Allonnes etthomaswieder Justice Karachi: Hervé Morin demande le versement à l instruction des comptes de campagne de M.Balladur eprésidentdunouveaucentre, HervéMorin, candidatàlaprésidence delarépublique, a«officiellement» demandé, lundi2janvier, leversementdescomptesdelacampagneprésidentielled EdouardBalladuren 1995audossierd instructiondel affairekarachi.«jetrouveincroyable quel onpuisseaccepterqueleconseilconstitutionneln ouvrepasles comptesd EdouardBalladur», aexpliquém. MorinsuriTélé. escomptesdecampagned EdouardBalladurontétévalidésparleConseil constitutionnel, maislesjugess interrogentaujourd huisurl origine de10millionsdefrancsenliquidecensésprovenirnotammentdela ventedet-shirts, gadgetsetdesdonsdesympathisants. égion d honneur ancien ministre Henri Torre refuse d être décoré anciensénateurumpdel ArdècheHenriTorre, promuaugradede chevalierdel Ordrenationaldelaégiond honneur, aindiqué, lundi 2janvier, qu ilrefusaitcettedistinction, bafouéeselonluipar«lanominationden importequi». anciensecrétaired Etatdugouvernement depierremessmer, âgéde78ans, s estenoutreinterrogésurcettepromotion«àquelquesmoisdesélections».«jelarejettecarjen aiplus confiancedansceuxquinousdirigentactuellement», aditceluiquifut aussidéputé, affirmantqu ilavaitdéjàrefusécettedécorationen2008. UMPNadine Morano critique François Hollande, «homme d un clan» aministredel apprentissageetdelaformationprofessionnelle, NadineMorano, avu, mardi3janvier, danslalettreauxfrançaisducandidat socialisteàl ElyséeFrançoisHollande, publiéedansibération, l «acte militant» del «hommed unclan».«ilestcandidatencoreunefois, je diraisquec estlecandidatpermanent, maissurlacritiquesystématique. Onattendd uncandidatdesidées», a-t-elleajouté. Cours de langue générale Cours de langue spécialisée Cours intensifs 60h (5 jours/semaine pendant 3 semaines) Diplômes d espagnol langue étrangère (D.E..E) e meilleur enseignement de l espagnol Débutant - Intermédiaire - Avancé - Supérieur INSCRIPTION OUVERTE Tél rue Quentin Bauchart - Paris 8 e - société Karachi: le combat des survivants contre l Etat Six ouvriers vont être entendus en janvier dans le cadre d une plainte pour«coups et blessures involontaires» Rencontre Cherbourg Envoyéespéciale e Redoutable, e Terrible, e Foudroyant, Indomptable, e Tonnant, Inflexible Gilles Sanson, 50 ans, conte avec passion l épopée de sous-marins nucléaireslanceursd engins.mécanicien-usineur à la direction des constructions navales (DCN devenudcnsen2007) àcherbourg, ila fièrement contribué à les équiper pendant trente-deux ans. En octobre2011, pourtant, ce tout récent retraité du ministère de la défense etcinqdesesancienscollèguesont portéplaintepour«coupsetblessures involontaires» contre leur ancienemployeur. Ilsestiment la DCNresponsable de l attentat qui a failli leur coûter laviealorsqu ilsassuraient,auprintemps 2002, la formation d ouvriers pakistanais dans le cadreducontratdevente detrois submersibles Agosta 90 passé entrelafranceetlepakistandans les années 1990 pour 825millions d euros. A partir du 10janvier, ils seront auditionnés par la police à cesujetdanslecadred uneenquête préliminaire. En 2004, le tribunal des affaires de sécurité sociale de la Manche avait condamné la DCN pour «faute inexcusable de l employeur». Ilsétaient23ouvriersd Etatfrançais envoyés dans le cadre d un «transfert de compétence» dans unebasenavale dekarachiquand, le8mai2002à7h45, unebombea pulvérisé le bus qui les emmenait au chantier. Onze d entre eux sont morts, les douze autres ont survécu, grièvement blessés. Qui a commandité l attentat? Pourquoi? Aprèspresquedixannéesd enquête, Gilles Sanson, Claude Etasse, 62ans, Gilbert Eustache, 60 ans, Jérôme Eustache, 40 ans, Frédéric abat,42ansetchristophepolidor, 45 ans, n ont que des hypothèses pourréponse.maisilsontlesentiment d avoir été trahis et sacrifiés. Cejour-là,GillesSansonestleseulà «Ilyaeucomme unebouledefeu, j ai décollédemonsiège puismesjambes etmonbrasgauche étaientcassés» Gilles Sanson ancienouvrierdeladcn GillesSanson, grièvementblessélorsdel attentatdekarachien2002, atravaillétrente-deuxansàladirectiondesconstructionsnavales. PAOO VERZONE/AGENCE VU POUR «E MONDE» n avoir pas perdu connaissance. Il estdevenuleurporte-parole. Pourcesmissionsdecinqàneuf semaines, ilsétaienttousvolontaires. «Au-delà de l aspect financier ongagnaitdanscespériodesdeux foisetdeminossalairesd ouvriers, raconte M.Sanson, la transmission denotresavoir-faireetlaconfiance qu onplaçaitennousétaientgratifiantes.» Chaque départ de Cherbourg s accompagnait d un couplet de la hiérarchie: «Messieurs, vousreprésentezlafrance.» Maintien de militaire, ceinture noiredejudo,coureuràpiedémérite, GillesSansonycroyaitdurcommefer.Entréà17ansàlaDCN principalemployeur desarégion, ce fils d électricien et de femme de ménage se trouvait chanceux. «C était une réussite, le gage d un avenirsûr»,sesouvient-il. A Karachi, où il effectuait en mai2002 sa quatrième mission, la vie était rythmée par les horaires duchantier de8heuresà16heuressauflesvendredisaprès-midiet les dimanches dans une chaleur souventcaniculaire. Et puisl hôtel, sapiscineetsatabledeping-ponget parfois une sortie, en groupe, à la galeriemarchandedel hôtelsheraton tout proche. «Nous n avions aucune relation avec nos collègues pakistanais une fois la journée terminée»,expliquem.sanson.saseu- lecrainte?seblessersurlechantier. «A cause du niveau sanitaire du pays»,dit-il. e8mai2002,ledernierdeses22 collèguesembarquedanslebusgris àbandedecouleurvive, ausiglede la marine pakistanaise, et avec un garde armé, quand Gilles Sanson sentsatête«triplerdevolume»:«il ya eu commeune boulede feu, j ai décolléde mon siège puis mes jambesetmonbrasgaucheétaientcassés.» Dans l ambulance, on l a assis par terre. Sur l unique brancard gisaitdéjàlecorpsd unemendiantequelesouvriersvoyaientchaque matin.«satêteétaitgonfléecomme sionavaitutiliséunepompeàvélo, dit M.Sanson. Je revois sa paume ouverte, danslaquellejen aijamais suglisserunepiècedemonnaie,tomberetretombersurmoi.» A l hôpital, ils ont été parqués tous ensemble: morts, agonisants et survivants. Puis les blessés ont été rapatriés trente-six heures après l attentat et répartis dans les hôpitauxmilitairesfranciliens.es onze cercueils, déjà scellés, n ont atterri à Cherbourg que plus tard. Unedouloureuseetinsidieusescission s est alors opérée en
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